Qui sommes nous 


Missionné par les Pouvoirs Publics, l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur a pour enjeu de mieux connaître la pollution intérieure, ses origines et ses dangers, notamment grâce à des campagnes de mesures, et d'apporter des solutions adaptées à sa prévention et à son contrôle : sensibilisation des professionnels, information du grand public, évolution de la réglementation, etc.


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Enquête nationale logements 
 
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Objectifs et données recueillies


Objectifs de l'enquête :

Cette enquête avait trois objectifs :

  faire un état de la pollution de l'air dans les logements en France, en tenant compte de la variabilité des situations (bâtiments et occupants),
  dresser un premier bilan des origines de la pollution intérieure,
  élaborer des indicateurs de qualité de l'air intérieur.
 

Données recueillies lors de la campagne nationale dans les logements 2003-2005

Des informations générales sur le bâtiment (situation, taille, type de construction, environnement extérieur,.) et le descriptif des équipements (ameublement, animaux, plantes, travaux, chauffage, équipement sanitaire, aération, revêtements.) sont recueillies pour tous les logements étudiés.

Des données d'ordre général concernant les occupants (composition du foyer et situation familiale, âge, activité professionnelle,...), leurs activités dans les bâtiments (habitudes de vie, occupations,...) et le temps passé pour chaque activité sont également collectées.

La campagne de l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur s'intéresse aux polluants principalement mesurés dans l'air (substances chimiques, bio-contaminants et particules) les plus fréquemment rencontrés dans l'air intérieur des logements, quelle qu'en soit la source, et qui peuvent être directement respirés par les occupants et entraîner un effet sanitaire.

Une trentaine de paramètres a ainsi été choisie et a été mesurée dans les logements.

L'Observatoire a privilégié les substances pour lesquelles l'impact sanitaire est connu et pour lesquelles les données françaises ou internationales montrent que l'on peut y être exposé dans les logements (voir le tableau ci-dessous).

La disparité des données, le manque d'informations sur l'exposition de la population française à ces substances méritaient en effet une mise à plat et une collecte d'informations sur un échantillon représentatif national, afin de pouvoir estimer les risques potentiels encourus par la population.

Les mesures s'effectuent à l'intérieur et à l'extérieur du logement pour estimer la part qui résulte du transfert de la pollution atmosphérique de l'extérieur à l'intérieur. Chaque polluant est mesuré selon une stratégie d'échantillonnage spécifique. Pour chacun des matériels, des protocoles de pose, de prélèvement et d'analyse ont été optimisés grâce à la campagne pilote de 2001. Certains paramètres sont examinés de manière ponctuelle comme les allergènes, le monoxyde de carbone dans l'air expiré, le débit d'air extrait aux bouches de ventilation ou encore le rayonnement gamma. Les autres mesures sont effectuées en continu durant une semaine. Le badge dédié au radon reste en place durant au moins deux mois. Les paramètres de confort/confinement du logement (dioxyde de carbone, température et humidité relative) ont été enregistrés en continu pendant la semaine d'étude.

Une procédure a été mise en ouvre dès l'entrée dans les logements équipés d'appareil(s) à combustion afin de repérer les situations nécessitant un diagnostic « monoxyde de carbone » et éviter les situations d'intoxication aigue : mesurage du CO au niveau de tous les appareils à combustion et questionnaires descriptifs complétés par le technicien-enquêteur lors des deux visites du logement.

D'autres substances comme les pesticides à usage domestique, certains éthers de glycols ou les moisissures, non mesurés lors de cette campagne, sont également considérées avec beaucoup d'attention par l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur.

Le manque d'informations sur l'exposition des personnes à ces substances, la méconnaissance de leurs effets sanitaires ou les coûts importants nécessaires pour les mesurer n'ont pas permis de les inclure dans cette première campagne.

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